D’un poste d’expert SEO en agence à l’indépendance
J’ai appris le référencement naturel là où on l’apprend le plus vite : en agence, avec des comptes clients à faire progresser et des résultats à défendre en réunion. J’étais expert SEO chez Wedig, et c’est là que j’ai pris l’habitude de travailler sur des secteurs très différents les uns des autres — ce qui reste, avec le recul, la meilleure formation possible : on découvre vite que les recettes toutes faites ne survivent pas au changement de marché.
Je suis passé à mon compte pour deux raisons. La première est un problème structurel du modèle agence : la personne qui vend n’est presque jamais celle qui exécute. Un dirigeant signe avec un expert et se retrouve suivi par un profil junior qui découvre le secteur. J’ai voulu supprimer cet écart. Quand vous travaillez avec moi, la personne qui vous conseille est celle qui met les mains dans le site.
La seconde raison est plus personnelle : je voulais pouvoir tester. En agence, on applique des méthodes validées, ce qui est rassurant mais fige les pratiques. Or le référencement naturel bouge en permanence, et ce qui fonctionnait il y a deux ans peut être devenu contre-productif.
Je fais tourner mes propres sites — c’est là que je teste
C’est probablement ce qui me distingue le plus des autres consultants SEO en Bretagne : je ne vis pas uniquement de prestations. J’exploite mon propre réseau de sites, que je développe, monétise et surveille au quotidien.
Ce n’est pas un détail de biographie, c’est ma méthode de travail. Quand je veux savoir si une technique fonctionne encore, je ne lis pas un article de blog américain : je la teste sur mes actifs, je regarde ce que ça donne dans la Search Console, et j’en tire une conclusion sur des données que je possède. Les mauvaises idées me coûtent de l’argent avant de vous en coûter. C’est un filtre assez efficace.
Ce terrain d’essai m’a aussi conduit à automatiser une grande partie de mon travail de surveillance : suivi de positions, détection de pages qui décrochent, contrôle d’indexation à grande échelle. J’utilise l’intelligence artificielle dans ma production, et je le dis sans détour — mais toujours avec une relecture et un arbitrage humains, parce qu’un contenu généré sans expertise se reconnaît immédiatement, par un lecteur comme par un moteur de recherche.
Le netlinking comme second métier
Mon activité repose sur deux jambes. D’un côté l’accompagnement de clients : audit, technique, contenu, stratégie. De l’autre le netlinking, que je pratique quotidiennement en B2B, y compris avec des clients anglophones et germanophones.
Cette seconde activité a un effet direct sur la première. Elle m’oblige à rester au contact réel du marché des liens : quels sites ont de la valeur, lesquels sont surévalués, à quel rythme un domaine peut absorber des liens sans envoyer de signal suspect. C’est une connaissance qui ne s’acquiert pas en lisant de la documentation, seulement en opérant.
Ce que veut dire « FIRST ONE »
La baseline de ma marque a deux sens, et les deux comptent. Le premier est littéral : être le premier résultat sur les moteurs de recherche, ce pour quoi vous m’engagez. Le second est une manière de travailler : tester, expérimenter et adopter les choses avant les autres, plutôt que d’attendre qu’une pratique soit consensuelle pour s’y mettre — c’est-à-dire au moment où elle ne donne plus d’avantage.